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10/12/2018

FOIRE DE NOEL A AURIOL

Grand évènement à AURIOL pour ce week end : LA FOIRE DE NOEL

Vieux métiers, artisanat, produits régionaux dans le vieux village à chaque coin de rue c'est une nouvelle découverte.

Et la musique provençale retentit tout au long de cette journée 

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Noël était une fête très codée :

Sur la table on disposait 3 nappes blanches : la première était la plus grande, ensuite venait la moyenne puis la petite (référence à la Sainte Trinité)

On posait 3 petits pot de blés semés à la Sainte Barbe (le 4 décembre), symbole du renouveau et du bonheur dans la maison,

On posait 3 chandelles blanches, elles devaient brûler droites, sans pencher, pour que leur flamme (le feu du renouveau) monte comme une prière vers le ciel.

Suivant les classes sociales, on sortait la vaisselle des grands jours mais on prévoyait toujours un couvert supplémentaire appelé "couvert du pauvre ou du passant". 

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Le 24 décembre que l'on nomme en Provence "Gros souper" était le repas de fête le plus important. Ce gros souper bien que riche en nombre de plats, est maigre et précède la messe de minuit. La tradition veut qu'il y ait 7 plats maigres :

Parfois, soupe, puis entrée : par exemple raviolis à la courge, escargots, omelettes ...

Poisson : morue, anguilles, dorade, poulpe

Légumes : cardes, épinard

Salade : chicorée frisée, céleri avec l'anchoïade ou la pébrado (sauce poivrade)

Puis après la messe il y avait les treize desserts :

- la pompe à l'huile que l'on trempait dans le verre de vin cuit

- le nougat blanc et noir

- les mendiants : figue sèche, raisins secs, amandes, noisettes

- les fruits frais : pomme, poire, melon vert, raisin frais, sorbes

- les fruits extérieurs : dattes, oranges et mandarines

Selon les région on peut mettre : pruneaux, calissons, pâtes de fruit, fruits confits, oreillettes, gauffres et le caracca (spécialité d'Auriol, un gâteau en forme de coq).

Tout cela servi avec le vin cuit ou la cartagène (mout de raison, sucre, eau de fruit)

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La crêche est préparée 2 à 3 jours avant Noël, sur une table ou un petit meuble. On doit la maintenir en place jusqu'à la chandeleur, 2 février.

Construite en carton, en papier, en toile de jute, on ajoute de la mousse, de la sciure pour faire les chemins. On place l'étable, un puits, un moulin, un pont qui enjambe une rivière, puis les santons en argile (santoun : petit saint). Le jour de l'Epiphanie on ajoute les rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar).

Dernière chose : la cérémonie du feu par le plus jeune et le plus âgé de l'assistance.

Avant le souper la bénédiction de la bûche était l'objet d'un rituel où se mélaient christianisme et tradition païenne : le plus jeune de la famille et l'aïeul portant la bûche feront 3 fois le tour de la table et la poseront dans l'âtre. Avec un verre de vin cuit l'aïeul bénira la bûche et prononcera ces belles phrases citées par Frédéric Mistral :

"Allégresse, allégresse, mes beaux enfants, que Dieu nous comble d'allégresse. Avec Noël tout vient bien. Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine. Et si nous ne sommes pas plus que nous ne soyions pas moins". 

Ces paroles prononcées, l'ancien versera alors un verre de vin cuit sur la bûche.

En attendant Noël je vous souhaite "BON BOUT D'AN" comme on dit en Provence.

13:14 Publié dans ALBUM | Lien permanent | Commentaires (2)

15/10/2018

"Le Château de ma mère" - Château de La Buzine

En 1998 un groupe de comédiens, réunit par leur intérêt pour l'oeuvre de Marcel PAGNOL, fonde la compagnie "Scènes d'Esprit". Ils ont l'idée de jouer des extraits de cet auteur dans les lieux même où Marcel PAGNOL passait son enfance : le massif du Garlaban.

Les randonnées théâtrales sont nées. Cette nouvelle forme de théâtre innovante est alors sollicitée par de nombreux spectateurs. Avec le temps, leur répertoire "Pagnolien" s'étoffe et le public aussi. Parallèlement à cet univers, ils développent de nombreux spectacles sur scènes et font les beaux jours des différents cafés-théâtres marseillais de référence.

Fort de leur succès, ils décident alors de donner un forme plus aboutie aux randonnées théâtrales : un spectacle d'une journée entière autour d'une oeuvre unique. Les exigences liées à cet ambitieux projet amènent la compagnie "Scènes d'Esprit" à se développer.

C'est à ce moment là qu'ils rencontrent la compagnie "Dans la cour des Grands" http://www.danslacourdesgrands.fr à laquelle ils proposent de reprendre ce concept au succès éprouvé, et de le poursuivre. Le projet artistique est amélioré, pour donner aux Randonnées Théâtrales leur configuration actuelle.

En ce samedi 13 octobre, nous voilà donc parties, ma soeur et moi, au Château de La Buzine pour une balade théâtrale d'une matinée et se replonger dans "le Château de ma mère".

Résumé de la pièce

En 1941 Marcel PAGNOL vient d'acquérir, sans l'avoir vu, une vaste domaine de 40 hectares pour y implanter sa Cité du Cinéma dont il rêve depuis des années. 

Aujourd'hui est le grand jour il va enfin le découvrir en compagnie des personnels des studios Marcel Pagnol.

Au moment de commencer la visite, Marcel reconnaît les lieux, il nous entraîne dans une déambulation dans le temps et les souvenirs.

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Nous nous sommes régalées de cette balade sous un beau soleil dans les sous-bois du parc, avec des arrêts où les comédiens nous emportaient dans le livre et nous restituaient l'atmosphère... avec l'accent du midi qui réchauffe le coeur.

Félicitations à Emmanuel FELL, assisté de Sandra TRAMBOUZE pour l'écriture et la mise en scène et à tous les comédiens.

Cet été j'ai assisté à une représentation "En attendant Marcel" et ce fut aussi bien interprété.

Bravo à la Compagnie "Dans la cour des Grands" et vivement le prochain spectacle

 

 

 

18:12 Publié dans ALBUM | Lien permanent | Commentaires (0)

30/09/2018

SALON DE PROVENCE

Depuis 1752 on fabrique à Salon le savon de Marseille, selon la tradition marseillaise (cuisson au chaudron) la ville étant le deuxième pôle de fabrication après Marseille car Salon était entourée d'oliviers, fournissant la précieuse huile d'olive, ingrédient principal du savon de Marseille. C'est ensuite le chemin de fer en 1873 qui permettra le développement exceptionnel du commerce de l'huile et du savon.

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C'est à la Belle-Epoque, en 1873, au temps où la ville était appelée la "Capitale des Huiles et du Savon" avec l'arrivée du chemin de fer, que le visage de Salon a été bouleversé.

La petite bourgade rurale se transforme en une cité industrielle grâce au développement du commerce de l'huile et du savon.

C'est cette époque de grande prospérité économique qui a façonné la ville telle qu'elle est aujourd'hui : les grandes artères, la gare, le théâtre Armand, le Cercle des Arts, l'hippodrome, les hôtels particuliers, les savonneries.

Ce patrimoine exceptionnel témoigne du dynamisme de Salon et des Salonnais à chaque époque qu'elle soit passée, présente ou à venir.

En 1914 Salon compte 16 savonneries. Aujourd'hui deux savonneries sont toujours en activité: Marius Fabre et Rampal-Latour.

Les estives sont des entrepôts qui servaient au stockage, au traitement et au commerce des huiles, ainsi que du savon et du café. Salon comptait plus de 200 négociants en huile et donc autant d'estives.

De 1870 à 1920 l'essor commercial et industriel de Salon s'accompagne d'une euphorie architecturale, que ce soit dans l'architecture privée, publique ou industrielle et commerciale. Les belles demeures de Salon témoignent de cet âge d'or salonais : l'Hôtal Armieux (Palais de Justice) le Château Couderc (Clinique Vignoli) le château Garcin (Ecole Michelet).

P1090087.JPG la Clinique Vignoli

P1090088.JPG     Hôtel particulier

P1090089.JPG Le théâtre

      

 

C'est en 1918 que "Salon de Crau" est rebaptisée "Salon de Provence". Aujourd'hui Salon est toujours renommée pour son foin de Crau et ses moutons, ainsi que pour l'école de bergers et la Maison de la Transhumance au domaine du Merle".

Salon a même donné son nom à une variété d'olive, la Selounenco "signifiant "la salonaise" en provençal, signe de l'importance de l'olivier et l'huile d'olive dans le terroir salonais.

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Le costume traditionnel de l'Arlésienne était également celui des Salonaises, porté au quotidien jusqu'en 1914, il est peu à peu délaissé pour le costume "de Paris" plus facile à porter.

 

 
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