« 2007-04 | Page d'accueil | 2007-06 »
31.05.2007
Centre historique minier de LEWARDE
Aujourd'hui, mardi 29 mai, nous nous sommes levés aux aurores car nous partons avec notre Association dans le Nord : visite d'une Mine qui est devenue le Centre historique minier de LEWARDE, près de CAMBRAI que nous irons visiter après et dont nous rapporterons des "Bêtises". Nous descendrons dans la fosse Delloye qui a fermé en 1990. elle employait 1000 mineurs qui exploitaient une tonne de charbon par mineur et par jour soit 8.000.000 tonnes de charbon en 40 ans d'exploitation. Elle faisait 480 mètres de profondeur.
Ce centre minier retrace les trois âges de la mine :
C'est en 1660 que le premier filon de charbon a été trouvé dans le Nord de la France, mais les véritables débuts de l'exploitation charbonnière ont lieu près de Valenciennes.
En 1757 le Vicomte Désandrouin, le Prince de Croÿ qui a revendiqué ses droits sur le sous-sol, et d'autres actionnaires fondent la première compagnie des mines du Nord, la COMPAGNIE D'ANZIN.
A la veille de la révolution française, cette compagnie livre près de la moitié de la production française de charbon.
A cette époque les mineurs sont de vrais esclaves : tôt le matin les "ouvriers à la veine" ou "abatteurs" responsables de l'extraction du charbon, effectuent leur descente au fond en empruntant une série d'échelles fixées à la paroi du puits, ils gagnent leur poste au terme d'un long et pénible parcours dans le labyrinthe des galeries.
Les "hercheurs" les rejoigent 2 h plus tard pour commencer à transporter les produits abattus : roches et charbon, placés dans des wagonnets ceux-ci sont remontés à la surface à l'aide de tonnaux "cuffats" tirés par des chevaux.
Le XIXème siècle voit la montée en puissance des compagnies minières, au fond les techniques d'abattage n'évoluent guère et la croissance de la production passe par l'augmentation de la main-d'oeuvre. Les progrès techniques concernent surtout la remontée des produits ou le pompage de l'eau dans les galeries, avec la mise au point de machines à vapeur toujours plus puissantes.
Au milieu du XIXème siècle l'apparition de cages "guidées" descendant dans les puits permet de simplifier le transport du matériel et des produits extraits mais aussi d'assurer la descente du personnel sans fatigue et dans de meilleures conditions.
Au jour, les femmes définitivement exclues du fond par la législation en 1892 et les jeunes garçons, trient les produits abattus. Différents textes de loi tendent peu à peu à limiter le travail des enfants et à interdire la descente aux plus jeunes.
A partir de 1860 la libéralisation progressive de la législation (droit de grève accordé en 1864, liberté syndicale en 1884) facilite l'émergence de mouvements revendicatifs. En 1891 est signé à ARRAS une première convention collective du travail qui annonce la mise en oeuvre d'une loi portant sur la création de caisses de secours et d'un régime de retraite.
Pour attirer et conserver la main-d'oeuvre on construit des habitations de bonne qualité et le mineur est pris en charge dès le berceau pour sa vie (qui malheureusement n'atteint que très rarement les 60 ans) : aux dispensaires, à l'école, aux épiceries et aux bains publics. Des gratifications en argent et en nature sont octroyées aux familles méritantes et des loisirs sont aussi proposés : associations sportives et colombophiles.
Au XXème siècle le Nord Pas de Calais est le premier bassin minier français, assurant les trois quarts de la production nationale. Les charbonnages connaissent une période de grande prospérité et réalisent de gros investissements mais cet élan va être brisé par la Première Guerre mondiale. De 1914 à 1918 la bassin houiller est traversé par le front.
A la fin de la guerre le spectacle est désolant : galeries noyées, bâtiments rasés, cités et voies de communication anéanties. Tout est à refaire. Certaines compagnies en profitent pour se moderniser.
La guerre a provoqué d'énormes pertes humaines et les compagnies embauchent massivement des ouvriers étrangers.
En 1930, 55 millions de tonnes de charbon sont extraites en France, record qui tiendra jusqu'en 1952. Passé cette date, la période est marquée par la crise économique mondiale, la demande en charbon décroit, le chômage s'installe .
Entre 1940 et 1944 le Nord Pas de Calais subit une présence militaire massive, doublée d'une exploitation économique systématique : la production est poussée au maximum, tout contre-pouvoir syndical balayé. Les compagnies pressurent les ouvriers et se discréditent totalement, leur nationalisation paraîtra inéluctable à la Libération.
En 1945 les charbonnages sont très affaiblis. Mais le charbon reste l'énergie dominante et le bassin minier s'engage dans la bataille du charbon et contribue au redémarrage économique du pays.
Mais des grèves très dures en 1947 et 1948 ont eu lieu à cause du durcissement de la discipline imposé par les Houillères combiné à la publication de différentes mesures gouvernementales visant à modifier le régime social des mineurs.
Entre 1948 et 1952 les Charbonnages modernisent leurs équipements : au fond l'électricité remplace l'air comprimé, des chantiers d'abattage mécanisés succèdent aux marteaux piqueurs quand la nature du sous-sol le permet, l'arrosage des chantiers, la télégrisoumétrie et la surveillance de l'atmosphère sont pratiqués.
Mais il faut descendre de plus en plus profond pour trouver des veines exploitables et il devient plus intéressant d'importer du charbon que de l'extraire tandis que le pétrole et le gaz naturel ne cessent de gagner du terrain.
Au début des année 60 la fermeture des mines de charbon paraît inéluctable. La grève de 1963, dernier grand conflitn est suivie massivement par les ouvriers et leurs ingénieurs, il s'agit d'un baroud d'honneur. Les jeunes se détournent de la mine et dans les années 60-70 les Houillères recrutent 78000 travailleurs marocains en CDD, donc embauchés sans titularisation, au gré des aléas de la production. Mais ces travailleurs finissent par obtenir le statut du mineur n 1980 suite à une grève revendicative.
La dernière berline est remontée à OIGNIES le 21 décembre 1990. C'est en 2004 que la dernière mine de Lorraine fermera.
A l'heure actuelle le premier producteur de charbon est la CHINE mais les travailleurs chinois travaillent dans des conditions déplorables.
Ce fut une visite très impressionnante ; la première partie "en surface" est faite avec une jeune fille qui nous présente le "carreau" de la Mine,
14:55 Publié dans visites-conférences | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
21.05.2007
j'ouvre ma boîte à bonheur
Oui, mes amis, aujourd'hui je rouvre avec le sourire ma boîte à bonheur : notre ami Camille, le père de notre gendre Olivier, vient de sortir vainqueur de la maladie c'est lui qui a gagné contre son crabe au ventre et Christian, mon mari, après avoir subi six mois d'un traitement dur de chimio a eu les résultats de son pet-scan "il n'y a plus de cellules cancéreuses" ... bien sur pour lui ça n'est qu'un répit car son lymphome est chronique ... il reviendra donc un jour mais pour l'instant on fait "comme ci" et on va croquer à pleines dents tous les petits et grands bonheurs et le plus grand c'est le mariage de Véro, notre fille avec Olivier, leurs filles sont enchantées ... et nous donc !!! vivement mai 2008
Amitités à tous
11:03 Publié dans la boîte à bonheur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17.05.2007
Je réponds à Framboisine
C'est très gentil et sympa Framboisine de t'interesser à mon travail. Pour le métal : je le nettoie puis je passe un enduit de préparation blanc qui facilite l'adhérence des peintures et empêche le métal de rouiller et je travaille, comme pour le bois, uniquement à la caséine (peinture faite de fromage blanc et de pigments) ensuite je passe un vernis brillant en bombe, spécial pour le métal aussi.
Amitiés à toi.
Martine
11:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.05.2007
Nouvelles créations
10:10 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10.05.2007
Maminette ... le retour
Bonjour mes amis, voici un bon moment que je ne suis pas venue vers vous mais avril est un mois très pris chez nous il y a sept anniversaires à fêter dans la famille proche .... sans compter les amis !!
Pour me faire pardonner je vous offre cette magnifique orchidée
10:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


