20.06.2008
Arc de Triomphe
Dommage, dommage !! en arrivant à l'Arc de Triomphe hier il faisait beau sur Paris mais quelques personnes faisant partie du groupe ont été réticentes à monter les 284 marches qui mènent à la terrasse et donc notre conférencier a décidé de commencer la visite par le pourtour de l'Arc puis de monter ensuite, c'est là que le temps s'est gâté et qu'il s'est mis à pleuvoir très fort ... tant pis ! mais ... commençons par le commencement.
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10.06.2008
VASCOEUIL, un château et bien plus
Il y a quarante ans, Monsieur et Madame PAPILLARD recherchaient une résidence secondaire un peu originale, une propriété de caractère, on leur a proposé un "chef d'oeuvre en péril" à cheval sur les département de l'Eure et de la Seine Maritime, dans le Vexin normand, à 20 kms de ROUEN.
Coup de foudre total, ils achètent la propriété, ses 10 ha à l'orée de la forêt de LYONS, son château délabré et sa dizaine de dépendances en ruine qui ont été érigés entre le XIIè et le XVè siècles .
Il n'y avait ni eau, ni électricité, ni chauffage, ni tout-à-l'égout, il fallait tout refaire des fondations à la toiture, sans parler du parc en friche.
Ils y consacreront tout leur temps, leur énergie et leur argent. Me PAPILLARD, ancien avocat au barreau de Paris, affiche fièrement aujourd'hui ses 88 printemps. Sa passion est intacte et, outre la beauté des lieux, c'est l'histoire de cette bâtisse médiévale où a séjourné longuement MICHELET (1798-1874) qui n'en finit pas de le fasciner.
Au départ, en 1965, il n'est question que de transformer la demeure en maison de campagne, mais très vite l'idée s'impose de l'ouvrir au public pour couvrir une partie des frais.
Grand amateur d'art contemporain l'avocat, ami de VASARELY, décide d'y implanter un centre d'art et d'histoire et, plus tard, l'unique musée Michelet, installé dans une ferme à colombages du XVIIIè siècle.
En 1970 il crée une association "les amis du chateau de Vascoeuil" et l'année suivante a lieu la première exposition, inaugurée par Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles de Pompidou.
Au sommet de la tour octogonale, encore percée de meurtières, le cabinet de travail de MICHELET a été fidèlement reconstitué
Le colombier en briques du XVIIIè siècle dont subsiste l'échelle tournante qui permettait d'accéder aux cases des pigeons a retrouvé sa splandeur
Une cinquantaine de sculptures originales parsèment en permanence de parc et le jardin à la française
Le chateau est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1991
19:20 Publié dans visites-conférences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.04.2008
La Collégiale de Champeaux et Le château fort de Blandy les Tours (77)
Aujourd'hui, 17 avril 2008, grande journée de balade en Seine et Marne, le matin visite de la Collégiale de Champeaux et après un bon déjeuner dans un restaurant de Blandy les Tours, visite du Château fort.
13:50 Publié dans visites-conférences | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.03.2008
Le Familistère GODIN
GUISE est le chef lieu de canton de l'Aisne, au bord de l'Oise, dans la Triarche ; elle a eu trois illustres habitants, le Duc de Guise, Camille Desmoulins et Jean-Baptiste André GODIN (1817-1888)
Les bâtiments annexes et le jardin deviennent la prorpiété de la ville de Guise tandis que les logements sont vendus à des propriétaires privés occupants ou bailleurs.
17:22 Publié dans visites-conférences | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.02.2008
Quand Versailles était meublé d'argent
Après manger, le Grand Appartement du Roi Soleil qui durant quelques mois a retrouvé l'éclat d'un mobilier d'argent grace aux prêts de la Reine du Danemark, de la Reine d'Angleterre, du Prince de Prusse et du Prince de Hanovre et de la Russie car le mobilier en argent massif de Louis XIV a eut une existence éphémère : les premières pièces furent commandées en 1664 ; le mobilier d'argent est installé à Versailles en 1980 et il fut fondu en 1689 pour financer la guerre.
Les cours d'Europe ont imité Louis XIV et ont toutes copié le mobilier de celui-ci mais pas en massif : la base est en bois recouvert d'argent, par endroit doré pour ne pas qu'il s'oxyde, d'autres meubles sont en argent repoussé, travaillé en feuille plus ou moins épaisse et mises en forme au marteau par emboutissage, souvent les décors sont ciselés ou gravés ou en filigranes, décor de fils de métal assemblés pour former un motif déterminé, appliqués ou fixés sur un fond de même métal, soit appliqués ou cloués sur le bois d'un meuble.
Le mobilier en argent existait déjà au XVIè siècle mais en petite quantité c'était des pièces exceptionnelles alors que Louis XIV a meublé des pièces entières en mobilier d'argent ; les premières commandes sont datées du début de son règne, dès 1664 : des pièces de buffets, des brancards (grandes civières à pieds et à bras pour 2 porteurs servant à transporter des vases par exemple), des aiguières et grands bassins, des torchères, des guéridons, des bancelles (petites banquettes à dossier et accotoires), des braseros, des buires (grands vases à pieds à becs et anses pour le service du vin) caisse ou vase à oranger, candélabres, cassolettes (brûle-parfum), flambeaux, girandoles, plats d'apparat, torchères, plaques de lumière.
Louis XIV possèdait, grâce aux réformes de Colbert, de grandes quantités d'argent provenant des mines du Pérou.
L'économie est florissante dans les années 1670 et favorise la création artistique jusqu'à l'apothéose, dans les années 1682-1689 (la galerie des glaces est achevée en 1684) et c'est pour des questions de prestige qu'il fait réaliser ce mobilier : il s'agit de montrer sa puissance, sa richesse au monde entier.
Les contemporains sont éblouis, éberlués par tant de luxe. Le grand appartement était entièrement meublé d'argent.
Les "soirées d'appartement" avaient lieu 4 heures durant, 3 soirs par semaine ; on s'y rendait sur invitation à 6 heures du soir. Après avoir emprunté l'escalier des Ambassadeurs on pénétrait dans la première pièce, le salon de Diane, où se trouvait une table de billard éclairée par des girandoles posées sur 4 guéridons. Il y avait une estrade et des vases à orangers.
La collation se prenait dans le salon de Vénus attenant : fruits secs et fruits crus étaient disposés sur un buffet en argent.
Dans le 3ème salon, dit d'Abondance, on servait les boissons, vins, liqueurs, eaux de fruits et sorbets.
Le bal, c'est-à-dire des ballets de cour extrêmement codifiés, était organisé dans le salon de Mars.
Le salon d'Apollon était réservé aux jeux ou à la musique.
A Versailles au XVIIè siècle un bon millier de bougies étaient disposées dans le Grand Appartement. Pour l'exposition l'éclairage est travaillé de manière à se rapprocher le plus possible de l'intensité lumineuse de l'époque et le mobilier en argent accroche la lumière de manière exceptionnelle. José Garcia a créé des bougies électriques dont la flamme vascille et qui éclaire comme une vraie bougie, l'effet est plus vrai que nature.
Dans la galerie des glaces, le décorateur Jacques Garcia, scénographe de l'expositiion, a reconstitué le trône de Louis XIV grâce aux dessins de l'époque.
Premier Peintre du Roi, Charles Le Brun joua un rôle fondamental dans la cration du mobilier d'argent. Ses dessins et quelques tapisseries, tissées sous sa direction, apportent de précieux témoignages sur les chefs-d'oeuvre disparus.
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25.01.2008
Banquet médiéval
| Le 22 janvier, nous voila parties à AUVERS SUR OISE, vous savez ... Vincent VAN GOGH y a habité et y est enterré aux côtés de son frère Théo. Nous sommes attendues au restaurant "LE CHEMIN DES PEINTRES" anciennement "ROSE D'ECOSSE" pour y assister à un repas médiéval, Monsieur BIRLOUEZ, professeur de diététique sera notre conférencier pour nous donner des détails sur la nourriture et les us et coutumes de ce temps. Après un vin blanc au gingembre en apéritif on nous apporte des pichets d'hypocras (vin rouge aux épices) je vous dis tout de suite que ce vin se boit comme du petit lait et au bout d'un moment les visages ont rougi et la conversation s'est amplifiée.
Devant nous, pas d'assiette, on pose le tranchoir (une épaisse tranche de pain) puis le premier service arrive : . petits dés de fruits, arboulastre en tarte (herbes aromatiques), faulx grenon. Suivent les potaiges lians : . brouet de chapons, héricot d'agneau et poisson aigre-doux arrivent ensuite les accompagnements : . navés, potaige de courge, porée blanche Puis pour terminer la desserte : . blanc menger, taillis aux fruits secs, oublyes farcées.
En ce temps là le service à table est "à la française" c'est-à-dire que l'on dresse la table (des trétaux et des planches) dans une petite pièce s'il n'y a pas d'invités et dans la salle de réception si on est nombreux, maintenant le service est "à la russe" tout le monde mange autour d'une table et les mêmes mets. Les personnes prennent place tous du même côté car entre les plats il y a des "entremets" : jongleurs, troubadours, cracheurs de feux .... Et tous ne mangent pas la même chose ; le seigneur et les hôtes de marque verront poser devant eux des mets recherchés, puis d'autres plats seront présentés tout au long de la table avec des mets de moins en moins "nobles" On partage souvent le verre, les cuillères (les fourchettes n'arriveront qu'avec Catherine de Médicis) les tranches de pains (d'où vient le mot "copain") les potaiges se sont les mets cuits dans des pots.
Voici les graines de paradis, racine de galanguer et des macis (enveloppe de la muscade). Par contre le sucre n'existe pas on le remplace par le miel Au Moyen Age il y avait de l'hygiène on faisait ses ablutions avant et après le repas et on avait très peur de l'empoisonnement. On a écrit des viandiers (livres de cuisine contenant des recettes de viandes). Il y avait les jours maigres, de carême et les jours gras on l'on mangeait de la viande. Tout ce que je peux vous dire c'est que tout était très bon et nous nous sommes régalées.
En redescendant, nous nous sommes arrêtées à l'église, regardez comme Van Gogh l'a bien peinte. Malgré les regards circonspects du début du repas, nous avons toutes très bien mangé et très bien digéré. |
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12.01.2008
ARCIMBOLDO
| Il était temps ! l'exposition va se terminer mais nous nous étions inscrites lors des grèves de la SNCF et notre visite a été annulée et heureusement qu'elle a pu être reportée car cela aurait été dommage de ne pas pouvoir admirer ces chefs d'oeuvres. ARCIMBOLDO est né à Milan en 1526. On connaît mal sa vie avant qu'il n'arrive à la cour impériale de Vienne en 1562 où il travaille pour l'Empereur Ferdinand Ier mais son mécène est son fils qui lui succèdera et deviendra Maximilien II, puis plus tard pour Rodolphe II qui deviendra aussi Empereur, il est tout d'abord portraitiste et il organise les fêtes pour la cour : il dessine les costumes, les décors, les maquettes ... C'est à Vienne qu'il commence a peindre des têtes composées mais ça n'est pas lui qui a inventé le procécus. Tout le monde connaît la série des saisons : l'été, l'automne, l'hiver, le printemps qu'il a peint en 1573 ; on peut les admirer au Musée du Louvre. L'eau Il réalisait des planches de chaque élément qui composerait sa toile par exemple pour l'eau il a peint 64 espèces de poissons pour sa tête et pour l'air il y a 80 espèces d'oiseaux et pour chaque oiseau il a peint tous les détails de celui-ci, c'était un grand naturaliste. Mais les tableaux qui m'ont le plus impressionnée ce sont les tableaux "reversibles" le portrait anthropomorphe composé d'une corbeille de fruits (vers 1590) Nature morte (homme potager) - vers 1590 le cuisinier (vers 1570) Il y a aussi "le bibliothécaire" réalisé en 1562 qui dénote pour l'époque une modernité d'avant garde - caricature de Wolfang Lazius, bibliothécaire et historiographe de Maximilien II Il a réalisé son autoportrait en se peignant "en papier" en 1587 (il avait 62 ans) époque à laquelle il est retourné dans sa ville natale où il continua à travailler pour Rodolphe II. En 1592 il fut élevé au rang de comte palatin. Son oeuvre tombe peu à peu dans l'oubli, il n'est redécouvert que trois siècles plus tard par les surréalistes qui verront en l'artiste maniériste, l'égérie de leurs créations oniriques. |
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27.09.2007
Cyrano de Bergerac
J'habite ERMONT dans le Val d'Oise, ville limitrophe de SANNOIS où décéda Cyrano de Bergerac et hier j'ai assisté à une conférence de Monsieur BARGY sur "L'histoire vraie de Cyrano de Bergerac - illustre inconnu, découvrez le modèle de Rostand"
Je suis allée sur le site qu'il a créé avec son association "le vrai cyrano de bergerac" je vais vous en parler un peu car j'ai beaucoup apprécié :
Tout le monde connaît aujourd'hui le nom de Cyrano de Bergerac... mais qui se souvient, que son prénom était Savinien et qu'il vécut, réellement, au début du XVIIème Siècle ?
Ce jeune homme étonnant et détonnant, auteur à succès, serait certainement flatté de son actuelle célébrité... mais surpris de constater qu'il la tient d'un personnage d'Edmond Rostand qui porte son nom !
Cyrano de Bergerac marqua pourtant son époque de bien des manières... Vif, talentueux, intrépide, amoureux de sa liberté, il aimait aussi les oiseaux, les sciences, la politique, les livres, et bien souvent, son prochain... mais pas toujours !
Au seuil de sa mort, à 36 ans, il regrettait d'avoir perdu trop de temps. Mais au vu de ce qu'il nous laisse, il n'a sûrement pas tout perdu...!Il mérite votre curiosité. Alors, suivez-moi... faîtes un petit voyage à Paris, au temps des mousquetaires, de Mazarin, du jeune Molière et de Descartes
Tant pis, il faut bien vous l'avouer : jamais une dame Roxane ne lui chavira le coeur. Mais il est vrai qu'il combattit au côté du baron de Neuvillette, qui, d'ailleurs, ne s'appelait pas Christian, mais Christophe. C'est vrai aussi que ce dernier fut tué durant cette bataille à Arras, mais vous ignoriez surement que c'est là également que Cyrano, qui n'avait encore que 20 ans reçut un coup d'épée à la gorge qui marqua la fin de sa carrière militaire.
L'épouse du baron de Neuvillette, Madeleine Robineau, alias Madeleine Robin, alias Roxane, chez Rostand, était bien la cousine de Cyrano. Durant un temps à Paris elle fut réputée pour ses moeurs légères, mais devint parait-il, si dévote au décès de son mari, qu'elle n'eut de cesse, dit-on, de « convertir » Savinien et de le faire renoncer à son état de libertin.
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26.06.2007
Parc André Citroën
Aujourd'hui, mardi 25 juin, malgré un temps frisquet et pluvieux, nous allons visiter le Parc André Citoën et ses alentours.
Petite anecdote : nous avons rendez-vous à la sortie du RER C - station "Javel" ; en fait, en 1777 dans le village de Javel il y avait une usine qui traitait l'hypochlorite et le chlorure de sodium c'est pour cela qu'on l'a nommé "l'eau de javel". Par la suite le village est devenu un quartier de Paris mais a gardé ses industries en 1915 c'est une usine d'armement puis ensuite c'est devenu une usine automobile.
C'est le Président Georges Pompidou qui a décidé de faire rénover ce quartier du 15ème arrondissement lorsque les Usines Citroën ont été délocalisées étant devenues trop petites et vieillotes. Sur les 32 ha qu'elles recouvraient 14 ha ont été aménagés en parc et le reste est devenu la ZAC Citroën-Cévennes.
Monsieur Mitterand aurait voulu en 1989 faire une exposition universelle sur ce site mais le Maire de Paris, Monsieur Chirac, s'y est opposé.
L'ouverture a eu lieu en 1988 pour une partie et il a été inauguré officiellement en 1992 par Jacques Chirac
Les immeubles d'habitations de standing comme les immeubles de bureaux sont de style post-moderne et co-habitent avec des immeubles art-déco de 1930.
22:43 Publié dans visites-conférences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.06.2007
Le Marais Nord
Décidément cette semaine de juin a été prolifique en promenade-conférence : aujourd'hui c'est le quartier du Temple que nous partons explorer.
Notre visite démarre à la Mairie du IIIème arrondissement, devant le square du Temple.
En 1307 le Roi Philippe Le Bel ordonne l'arrestation des templiers qui seront remplacés par l'ordre de Saint Jean de Jérusalem (qui deviendra l'Ordre de Malte). A l'intérieur de l'enceinte se construisent des boutiques d'artisans bijoutiers principalement car cette propriété est construite hors les murs de Paris et donc exonérée d'impôts.
Aujourd'hui des marchands déposent principalement des vêtements en cuir "jusqu'à la cloche de midi" et le dimanche toute la journée


