20.06.2008

Arc de Triomphe

Dommage, dommage !! en arrivant à l'Arc de Triomphe hier il faisait beau sur Paris mais quelques personnes faisant partie du groupe ont été réticentes à monter les 284 marches qui mènent à la terrasse et donc notre conférencier a décidé de commencer la visite par le pourtour de l'Arc puis de monter ensuite, c'est là que le temps s'est gâté et qu'il s'est mis à pleuvoir très fort ... tant pis ! mais ... commençons par le commencement.

 

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les dimensions de l'Arc de Triomphe sont : 50m de hauteur pour 45m de largeur sur les façades
et 22m de large pour les côtés. Il pèse 100.000 tonnes, son architecte est Monsieur Chalgrin.
En 1806 au lendemain de la bataille d'Austerlitz, Napoléon Ier a déclaré à ses soldats "vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe".
Le monument doit dominer Paris et flatter le goût de l'empereur pour l'Antiquité romaine (c'est l'arc de triomphe romain de Titus qui a constitué le modèle). Il a été construit entre 1806 et 1836. De nombreuses propositions ont été faites
Pour le mariage de Marie-Louise et Napoléon une maquette grandeur réelle a été construite.
Monsieur Chalgrin meurt en 1811. En fin de compte c'est Louis XVIII qui décide que l'arc de triomphe sera consacré à la gloire des armées de la Révolution et de l'Empire.
En 1836 c'est Monsieur Thiers qui l'inaugurera et c'est lui qui a choisi le 22 sculpteurs qui ont officié sur l'arc.
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le plus célèbre Monsieur François Rude, a sculpté "le départ des volontaires"
plus connu sous le nom de "la Marseillaise" qui évoque la levée de 200.000 hommes en 1792
pour défendre la France
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sur l'autre pilier c'est Monsieur Cortot qui a sculpté "le triomphe de Napoléon"
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sur les façades Ouest Monsieur Antoine Etaix a sculpté la résistance de 1814
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et sur l'autre pilier nous avons la Paix de 1815 malheureusement je n'ai pas noté le nom du sculpteur
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sous l'arc de triomphe sont gravés les noms de 660 soldats et de 128 batailles menées par la France pendant la Révolution et sous l'Empire
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voici le détail des sculptures de la voute centrale
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au sol, des inscriptions commémorent de grands évènements :
- la proclamation de la République le 4 septembre 1870
- le retour de l'Alsace et de la Lorraine à la France en 1918,
- le souvenir des combattants morts pendant la guerre de 1939-1945,
- l'appel du 18 juin du Général de Gaulle,
- et les morts pour la France des guerres d'Indochine et d'Algérie.
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Le 11 novembres 1920, au cours d'une même cérémonie le coeur de Léon Gambetta est déposé au Panthéon pour marquer le cinquantenaire de la IIIè République et le Soldat inconnu arrive solennellement à l'Arc de Triomphe.
Il a été inhumé sous l'arche en 1921 et décoré de la Légion d'Honneur en présence du premier ministre britannique, des maréchaux et du gouvernement français au grand complet
La flamme du souvenir a été allumée le 11 novembre 1923 par Monsieur André Maginot, ministre de la Guerre.
Depuis elle ne s'est jamais éteinte : elle est ravivée tous les jours à 18h30 par l'une des 900 associations françaises d'anciens combattants.
L'Arc de Triomphe est le lieu de manifestations nationales :
- en décembre 1840 il y a eu le retour des cendres de Napoléon Ier
- en 1842 c'est le catafalque du Duc d'Orléans qui a été exposé,
- en 1848, sous la 2è République, ont été dressés des gradins pour la fête de la fraternité
c'est à cette occasion que notre devise est devenue "Liberté Egalité Fraternité"
- sous le second Empire, tous les 15 août il y avait une Fête pour célébrer Napoléon
- en 1885 le catafalque de Victor Hugo a été exposé
- le 14 juillet 1919 toutes les armées françaises et alliées ont défilé devant le soldat inconnu
 avant de descendre les Champs Elysées
En 1871 les français ont dressé des barricades pour empêcher les Allemands de passer sous l'Arc de Triomphe
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Avant d'arriver à la terrasse on reprend son souffle dans la salle de l'attique qui dès 1834 est destinée à présenter les modèles architecturaux et sculptés
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moulage de la tête de "la Marseillaise"
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les palmes en bronze sur les murs sont des hommages rendus à la mémoire du Soldat inconnu.
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Après quelques marches ... encore on accède à la terrasse et là s'est dommage que le temps se soit mis à la pluie, mais je vous montre quand même quelques vues
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vous la reconnaissez bien sûr ! notre amie à tous : Madame la Tour Eiffel
A chaque angle un hôtel particulier a été édifié
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au loin la Grande Arche et les tours de La Défense
La Place de l'Etoile a été achevée en 1869 elle doit son nom à la disposition des 12 avenues qui rayonnent autour d'elle
elle est appelée aujourd'hui place Charles de Gaulle
L'Arc de Triomphe est placé dans l'axe majeur qui traverse Paris d'est en ouest et relie l'arc de triomphe du Carrousel du palais du Louvre, le jardin des Tuileries, l'obélisque de la place de la Concorde, l'avenue des Champs Elysées puis l'avenue de la Grande Armée et la grance arche de La Défense réalisée en 1989.
Bon, maintenant la visite est terminée alors ... il faut redescendre ...

10.06.2008

VASCOEUIL, un château et bien plus

Il y a quarante ans, Monsieur et Madame PAPILLARD recherchaient une résidence secondaire un peu originale, une propriété de caractère, on leur a proposé un "chef d'oeuvre en péril" à cheval sur les département de l'Eure et de la Seine Maritime, dans le Vexin normand, à 20 kms de ROUEN.

Coup de foudre total, ils achètent la propriété, ses 10 ha à l'orée de la forêt de LYONS, son château délabré et sa dizaine de dépendances en ruine qui ont été érigés entre le XIIè et le XVè siècles .

Il n'y avait ni eau, ni électricité, ni chauffage, ni tout-à-l'égout, il fallait tout refaire des fondations à la toiture, sans parler du parc en friche.

Ils y consacreront tout leur temps, leur énergie et leur argent. Me PAPILLARD, ancien avocat au barreau de Paris, affiche fièrement aujourd'hui ses 88 printemps. Sa passion est intacte et, outre la beauté des lieux, c'est l'histoire de cette bâtisse médiévale où a séjourné longuement MICHELET (1798-1874) qui n'en finit pas de le fasciner.

Au départ, en 1965, il n'est question que de transformer la demeure en maison de campagne, mais très vite l'idée s'impose de l'ouvrir au public pour couvrir une partie des frais.
Grand amateur d'art contemporain l'avocat, ami de VASARELY, décide d'y implanter un centre d'art et d'histoire et, plus tard, l'unique musée Michelet, installé dans une ferme à colombages du XVIIIè siècle.
En 1970 il crée une association "les amis du chateau de Vascoeuil" et l'année suivante a lieu la première exposition, inaugurée par Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles de Pompidou.

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Au sommet de la tour octogonale, encore percée de meurtières, le cabinet de travail de MICHELET a été fidèlement reconstitué

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Le colombier en briques du XVIIIè siècle dont subsiste l'échelle tournante qui permettait d'accéder aux cases des pigeons a retrouvé sa splandeur

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Une cinquantaine de sculptures originales parsèment en permanence de parc et le jardin à la française

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Les propriétaires ont rénové les berges de la rivière privée qui traverse la propriété et créé une cascade
Aujourd'hui c'est surtout leur fille, ancienne avocate, qui veille sur le domaine elle a décidé de tout plaquer pour se consacrer comme ses parents entièrement à Vascoeuil ; elle nous a dit que c'était une passion familiale qui exige beaucoup de sacrifices, elle avait 12 ans quand ses parents ont acheté le domaine
et tous les trois n'ont vécu que pour le château
Le chateau est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1991

18.04.2008

La Collégiale de Champeaux et Le château fort de Blandy les Tours (77)

Aujourd'hui, 17 avril 2008, grande journée de balade en Seine et Marne, le matin visite de la Collégiale de Champeaux et après un bon déjeuner dans un restaurant de Blandy les Tours, visite du Château fort.

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La Collégiale de Champeaux bâtie aux XIIè et XIIIè siècles était l'église d'un Chapitre collégial de chanoines,
située au confluant de trois régions : Ile de France, Bourgogne et Champagne, elle fut au Moyen-Age un centre important de rayonnement culturel aussi bien théologique que musical lié à la cathédrale Notre-Dame de Paris
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L'acoustique est merveilleuse et j'ai pensé à Jean-Louis aux chataîgniers : est-il venu chanter en ce lieu magnifique ?
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le choeur
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 les bas-côtés
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Les stalles au nombre de 54 ont été réalisées en 1522. Elles forment un ensemble unique dans la région avec leurs miséricordes sculptées. Leur style est à la charnière du Moyen-Age et de la renaissance
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détail d'une sculpture d'une miséricorde
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les stalles vues de plus près
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la Collégiale possède aussi un assez bel ensemble de vitraux du XVIè siècle dans les fenestrages du bas-côté nord du choeur, vestiges d'un ensemble plus important saccagé à l'époque de la Fronde.
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Nous sommes ensuite arrivés
au Chateau fort de BLANDY LES TOURS
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autre vue extérieure du chateau
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Il fut construit en 2 étapes. Au XIIIè siècle il comprenait 4 tours : la tour carrée
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Le donjon à gauche et la tour des gardes à droite
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la tour de justice à gauche avec la salle de l'auditoire où le seigneur rendait la justice et la tour Nord à droite
Entre le XVè et le XVIIè siècles le chateau est la résidence des seigneurs qui vivent dans une période faste.
Puis le Maréchal de Villars, propriétaire du château de Vaux le Vicomte qui n'est pas très loin, l'achète pour le transformer en ferme mais il n'entretient pas les bâtiments qui à la révolution
ne sont pas détruits car ils sont à l'état de ruine.
En 1883 il est racheté par la Commune de Blandy les Tours et en 1889, classé aux monuments historiques.
Ca n'est qu'en 1992 que le Conseil Régional de Seine et Marne décide de le réhabiliter et après plusieurs années de travaux c'est en 2007 qu'il rouvre ses portes aux visiteurs
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voici le cellier avec une très belle voute, les pierres tiennent par la répartition des charges :
celle du dessous tient celle du dessus
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l'un des 4 puits construits dans l'enceinte du château
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nous voici à l'entrée du donjon qui a conservé en place sa herse
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beau plafond de la première pièce du donjon
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voici la cheminée avec la meurtière à côté
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au Moyen-Age cette porte était un pont levis qui permettait aux paysans de se réfugier dans le château,
la niche au-dessus contenait le mécanisme du pont levis on voit bien la meutrière (l'extincteur n'est pas d'époque)
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chaque pièce comportait une fenêtre avec son banc (elle était de plus en plus haute à mesure qu'on montait)
le donjon comportait 5 étages dont 3 ont été réhabilités
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voici la porte d'entrée de la pièce à gauche et l'autre porte permettait d'accéder aux latrines (une par étage)
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le donjon et son chemin de ronde (on voit bien qu'une tour a été accolée au donjon (c'est celle contenant l'escalier,
de l'autre côté du donjon une jumelle contient les latrines)
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chemin de ronde
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cour du château vue du chemin de ronde
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vue sur le village
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vue sur l'église de Blandy les Tours
Voilà, la visite est terminée j'espère qu'elle vous a plu comme à moi
A la prochaine !

26.03.2008

Le Familistère GODIN

Ce 18 mars, debout à 5 h 30 car nous partons très tôt d'ERMONT pour nous rendre à GUISE où nous devons visiter le Familistère GODIN, le matin et après déjeuner au restaurant, nous découvrirons une église fortifiée puis une ferme où l'on fabrique et affine le MAROILLES, QUEL PROGRAMME !

GUISE est le chef lieu de canton de l'Aisne, au bord de l'Oise, dans la Triarche ; elle a eu trois illustres habitants, le Duc de Guise, Camille Desmoulins et Jean-Baptiste André GODIN (1817-1888)

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qui a 17 ans 1/2 parti parcourir la France en compagnonnage pour devenir serrurier et ceci pendant la révolution industrielle, pendant 2 ans 1/2 ; c'est là qu'il découvrit la misère ouvrière mais la solidarité entre compagnons.
En 1840 il se marie et grâce à la dot de sa femme et à l'argent qu'il possède il installe son premier atelier avec 2 ouvriers dans son village natal d'Esqueheries. Il fabrique des appareils de chauffage puis invente un appareil en fonte et achète des brevets de chauffage et cuisson. En 1846 il installe une manufacture modeste au nord de la Ville de Guise avec 30 ouvriers, 10 ans après ils seront 300 puis 1500. Il agrandira son usine au fur et à mesure (3ha en 1880).
C'est un socialiste utopiste qui suivra la doctrine de Charles FOURIER philosophe utopiste qui a créé un phalanstère (association des phalanges) ; lui créera un familistère pour offrir les "équivalents de la richesse" aux familles des employés. Il va construire à côté de son usine le "Palais social" d'habitation collective qui deviendra la propriété actionnaire de ceux qui l'habitent lors de la fondation de l'Association Coopérative du Capital et du Travail, Société du Familistère de Guise Godin en 1880.
L'usine et le Palais fonctionnent selon des statuts coopératifs jusqu'en 1968 ; l'Association est alors dissoute, transformée en société anonyme GODIN S.A. qui conserve l'ensemble industriel et cède le complexe domestique.
Les bâtiments annexes et le jardin deviennent la prorpiété de la ville de Guise tandis que les logements sont vendus à des propriétaires privés occupants ou bailleurs.
Depuis 2000 le Conseil général de l'Aisne a entrepris un grand programme de conservation et de valorisation du Familistère qui comprend la restauration des édifices, la restructuration de l'habitat et la création d'une musée de site.
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Place du Familistère et pavillon central édifié entre 1862 et 1864
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situés de l'autre côté de la place, face au pavillon central, le théâtre et les écoles formant un groupe architectural consacré à l'éducation intégrale et permanente des habitants
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au nord du Palais social se trouvait la nourricerie (jusqu'à 2 ans) et le pouponnat (jusqu'à 6 ans âge de l'école obligatoire et laïque), sa construction a été achevée en 1866 mais le bâtiment a été détruit en 1918
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maquette de l'ensemble du palais social avec au fond l'usine
on voit les trois pavillons en face le théâtre et les écoles, plus loin l'économat et la taverne
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maquette de l'usine
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on voit sur cette maquette le palais social, le pont sur l'Oise puis sur la gauche la buanderie et la piscine,
derrière le jardin d'agrément et tout un tas de petits jardins ouvriers
puis, après la route c'est la partie usine
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aile droite du palais élevée en 1877 (350 familles logent au Familistère en 1878, soit 1200 individus)
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Chaque logement donne sur l'extérieur et sur une cour intérieure vitrée, lieu de rassemblement quotidien des élèves des écoles, scène des manifestions publiques comme la fête de l'enfance ou la fête du Travail, célébrée au Familistère le 1er dimanche de mai depuis 1867.
il possède au minimum 2 pièces (pour 5 personnes la superficie est de 60 m2).
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coin salle à manger
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comportant un grand placard
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la cheminée avec sa cuisinière en fonte qui chauffe également la pièce et fournit de l'eau chaude
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avec un coin couchage
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dans un cagibit on trouve la souillarde
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un autre cagibit sert de débarras
Jean-Baptiste GODIN a habité le Palais social dès la construction de l'aile gauche, après 1877 il déménagera au 1er étage de l'aile droite dans un grand appartement.
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vue du pont sur l'Oise
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puis nous arrivons au bâtiment de la buanderie-piscine. Un réseau de canalisations conduisait les eaux chaudes des machines à vapeur de l'usine jusqu'au bâtiment construit en 1870
L'édifice comprend un atelier collectif de lessive, surmonté d'un séchoir, et une piscine ainsi que des cabinets de bains
Le bassin d'apprentissage de la natation est constitué d'un plancher mobile permettant de faire varier la profondeur de l'eau en fonction de la classe d'âge des apprentis nageurs.
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vieux poele en céramique
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poële en fonte
en 1968 l'usine a fait faillite, elle a été rachetée par LE CREUSET puis en 1988 par les Cheminées PHILIPE elle fait travailler 400 ouvriers à l'heure actuelle et est entièrement robotisée
En 1991 les façades du Familistère ont été classées aux Monuments Historiques et en ce moment le Conseil régional a entamé les démarches pour que l'ensemble soit classé afin de permettre la rénovation de l'ensemble plus rapidement, les écoles fonctionnent encore.
C'est une expérience unique au monde qui n'a pas fonctionné aux Etats Unis où elle a été tentée en 1855 au Texas (Monsieur GODIN a perdu tous les fonds qu'il avait investi dans l'affaire) ni en Balgique où là encore Monsieur GODIN avait participé à l'implatation d'un Familistère

14.02.2008

Quand Versailles était meublé d'argent

 
Aujourd'hui, nous nous dirigeons vers Versailles où nous visiterons : le matin, le petit Théâtre de la Reine et nous aurons la chance de voir fonctionner les décors,
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vue sur le pavillon du petit Trianon
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entrée du théâtre
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Il vient d'être entièrement restauré et s'il n'a pas été saccagé lors de la Révolution c'est que les décors sont en papier maché recouvert de peinture dorée
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la scène est très profonds et éclairée aux bougies (que l'on renouvelait tous les 3/4 d'heure)
les décors sont peints sur des toiles de lin
il possèdait 3 décors : un intérieur paysan, la forêt et le temple de Vénus
Marie-Antoinette y tenait toujours le rôle de la soubrette
Malheureusement on n'y donne plus de représentation

 Après manger, le Grand Appartement du Roi Soleil qui durant quelques mois a retrouvé l'éclat d'un mobilier d'argent grace aux prêts de la Reine du Danemark, de la Reine d'Angleterre, du Prince de Prusse et du Prince de Hanovre et de la Russie car le mobilier en argent massif de Louis XIV a eut une existence éphémère : les premières pièces furent commandées en 1664 ; le mobilier d'argent est installé à Versailles en 1980 et il fut fondu en 1689 pour financer la guerre.

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aiguières

Les cours d'Europe ont imité Louis XIV et ont toutes copié le mobilier de celui-ci mais pas en massif : la base est en bois recouvert d'argent, par endroit doré pour ne pas qu'il s'oxyde, d'autres meubles sont en argent repoussé, travaillé en feuille plus ou moins épaisse et mises en forme au marteau par emboutissage, souvent les décors sont ciselés ou gravés ou en filigranes, décor de fils de métal assemblés pour former un motif déterminé, appliqués ou fixés sur un fond de même métal, soit appliqués ou cloués sur le bois d'un meuble.

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voici une triade : miroir, table et guéridons et un fauteuil à plaque d'argent
le commanditaire fut MaximilienAugust de Brunswick-Lunebourg vers 1725
l'ensemble est la propriété du prince Ernst August de Hanovre

Le mobilier en argent existait déjà au XVIè siècle mais en petite quantité c'était des pièces exceptionnelles alors que Louis XIV a meublé des pièces entières en mobilier d'argent ; les premières commandes sont datées du début de son règne, dès 1664 : des pièces de buffets, des brancards (grandes civières à pieds et à bras pour 2 porteurs servant à transporter des vases par exemple), des aiguières et grands bassins, des torchères, des guéridons, des bancelles (petites banquettes à dossier et accotoires), des braseros,  des buires (grands vases à pieds à becs et anses pour le service du vin) caisse ou vase à oranger, candélabres, cassolettes (brûle-parfum), flambeaux, girandoles, plats d'apparat, torchères, plaques de lumière.

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écran de cheminée (vers 1725) Copenhague, collections royales du Danemark

Louis XIV possèdait, grâce aux réformes de Colbert, de grandes quantités d'argent provenant des mines du Pérou.
L'économie est florissante dans les années 1670 et favorise la création artistique jusqu'à l'apothéose, dans les années 1682-1689 (la galerie des glaces est achevée en 1684) et c'est pour des questions de prestige qu'il fait réaliser ce mobilier : il s'agit de montrer sa puissance, sa richesse au monde entier.

Les contemporains sont éblouis, éberlués par tant de luxe. Le grand appartement était entièrement meublé d'argent.

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Trône du sacre de Sophie Madeleine de Danemark (1731) Château de Rosenberg
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Lion du trône de Danemark
Cabinet et paire de guéridons (orfèvres inconnus)
guéridon (collections royales de Danemark) orfèvre Johann Bartermann (1708)

Les "soirées d'appartement" avaient lieu 4 heures durant, 3 soirs par semaine ; on s'y rendait sur invitation à 6 heures du soir. Après avoir emprunté l'escalier des Ambassadeurs on pénétrait dans la première pièce, le salon de Diane, où se trouvait une table de billard éclairée par des girandoles posées sur 4 guéridons. Il y avait une estrade et des vases à orangers. 

La collation se prenait dans le salon de Vénus attenant : fruits secs et fruits crus étaient disposés sur un buffet en argent.


Dans le 3ème salon, dit d'Abondance, on servait les boissons, vins, liqueurs, eaux de fruits et sorbets.

Le bal, c'est-à-dire des ballets de cour extrêmement codifiés, était organisé dans le salon de Mars.


Le salon d'Apollon était réservé aux jeux ou à la musique.

A Versailles au XVIIè siècle un bon millier de bougies étaient disposées dans le Grand Appartement. Pour l'exposition l'éclairage est travaillé de manière à se rapprocher le plus possible de l'intensité lumineuse de l'époque et le mobilier en argent accroche la lumière de manière exceptionnelle. José Garcia a créé des bougies électriques dont la flamme vascille et qui éclaire comme une vraie bougie, l'effet est plus vrai que nature.


Dans la galerie des glaces, le décorateur Jacques Garcia, scénographe de l'expositiion, a reconstitué le trône de Louis XIV grâce aux dessins de l'époque.

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Ca devait effectivement être impressionnant d'arriver dans la galerie des glaces, passer de chaque côté de gradins sur lesquels paradaient les courtisans et d'avancer vers le Roi-Soleil perché sur assis sur son trône posé sur une estrade
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splendide plafond peint par Le Brun qui a retrouvé tout le chatoiement de ses couleurs

Premier Peintre du Roi, Charles Le Brun joua un rôle fondamental dans la cration du mobilier d'argent. Ses dessins et quelques tapisseries, tissées sous sa direction, apportent de précieux témoignages sur les chefs-d'oeuvre disparus.

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La visite est terminée ; malheureusement, comme vous l'avez constaté les photos étaient interdites durant la visite de l'appartement du Roi j'ai donc pris ces photos d'après le livre souvenir que j'ai rapporté
L'ensemble est très réussi car remis dans le contexte de l'époque

 

 

25.01.2008

Banquet médiéval

Le 22 janvier, nous voila parties à AUVERS SUR OISE, vous savez ... Vincent VAN GOGH y a habité et y est enterré aux côtés de son frère Théo.

 Nous sommes attendues au restaurant "LE CHEMIN DES PEINTRES" anciennement "ROSE D'ECOSSE" pour y assister à un repas médiéval, Monsieur BIRLOUEZ, professeur de diététique sera notre conférencier pour nous donner des détails sur la nourriture et les us et coutumes de ce temps.

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Après un vin blanc au gingembre en apéritif on nous apporte des pichets d'hypocras (vin rouge aux épices) je vous dis tout de suite que ce vin se boit comme du petit lait et au bout d'un moment les visages ont rougi et la conversation s'est amplifiée.

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Devant nous, pas d'assiette, on pose le tranchoir (une épaisse tranche de pain)

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 puis le premier service arrive :

. petits dés de fruits, arboulastre en tarte (herbes aromatiques), faulx grenon.

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Suivent les potaiges lians :

. brouet de chapons, héricot d'agneau et poisson aigre-doux

arrivent ensuite les accompagnements :

. navés, potaige de courge, porée blanche

Puis pour terminer la desserte :

. blanc menger, taillis aux fruits secs, oublyes farcées.

 

En ce temps là le service à table est "à la française" c'est-à-dire que l'on dresse la table (des trétaux et des planches) dans une petite pièce s'il n'y a pas d'invités et dans la salle de réception si on est nombreux, maintenant le service est "à la russe" tout le monde mange autour d'une table et les mêmes mets.

Les personnes prennent place tous du même côté car entre les plats il y a des "entremets" : jongleurs, troubadours, cracheurs de feux ....

Et tous ne mangent pas la même chose ; le seigneur et les hôtes de marque verront poser devant eux des mets recherchés, puis d'autres plats seront présentés tout au long de la table avec des mets de moins en moins "nobles"

On partage souvent le verre, les cuillères (les fourchettes n'arriveront qu'avec Catherine de Médicis) les tranches de pains (d'où vient le mot "copain") les potaiges se sont les mets cuits dans des pots.


La route des épices est ouverte et plus on est riche plus on met d'épices dans les plats pour montrer sa fortune, c'est le caviar de l'époque.

Voici les graines de paradis, racine de galanguer et des macis (enveloppe de la muscade).

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Par contre le sucre n'existe pas on le remplace par le miel

Au Moyen Age il y avait de l'hygiène on faisait ses ablutions avant et après le repas et on avait très peur de l'empoisonnement.

On a écrit des viandiers (livres de cuisine contenant des recettes de viandes). Il y avait les jours maigres, de carême et les jours gras on l'on mangeait de la viande.

Tout ce que je peux vous dire c'est que tout était très bon et nous nous sommes régalées.


Pour finir, nous sommes allées dire un petit bonjour à Vincent et Théo au petit cimetière situé en haut de la Ville.

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En redescendant, nous nous sommes arrêtées à l'église, regardez comme Van Gogh l'a bien peinte.

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Malgré les regards circonspects du début du repas, nous avons toutes très bien mangé et très bien digéré.

12.01.2008

ARCIMBOLDO

Il était temps ! l'exposition va se terminer mais nous nous étions inscrites lors des grèves de la SNCF et notre visite a été annulée et heureusement qu'elle a pu être reportée car cela aurait été dommage de ne pas pouvoir admirer ces chefs d'oeuvres.

ARCIMBOLDO est né à Milan en 1526. On connaît mal sa vie avant qu'il n'arrive à la cour impériale de Vienne en 1562 où il travaille pour l'Empereur Ferdinand Ier mais son mécène est son fils qui lui succèdera et deviendra Maximilien II, puis plus tard pour Rodolphe II qui deviendra aussi Empereur, il est tout d'abord portraitiste et il organise les fêtes pour la cour : il dessine les costumes, les décors, les maquettes ... C'est à Vienne qu'il commence a peindre des têtes composées mais ça n'est pas lui qui a inventé le procécus.

Tout le monde connaît la série des saisons : l'été, l'automne, l'hiver, le printemps qu'il a peint en 1573 ; on peut les admirer au Musée du Louvre.

J'ai découvert la série des éléments : l'eau, la terre, le feu et l'air, tableaux peints en 1566 qu'il a présenté tous ensemble en 1569

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L'eau
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la terre
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le feu
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l'air

Il réalisait des planches de chaque élément qui composerait sa toile par exemple pour l'eau il a peint 64 espèces de poissons pour sa tête et pour l'air il y a 80 espèces d'oiseaux et pour chaque oiseau il a peint tous les détails de celui-ci, c'était un grand naturaliste.

Mais les tableaux qui m'ont le plus impressionnée ce sont les tableaux "reversibles"

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le portrait anthropomorphe composé d'une corbeille de fruits (vers 1590)

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Nature morte (homme potager) - vers 1590

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le cuisinier (vers 1570)

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Il y a aussi "le bibliothécaire" réalisé en 1562 qui dénote pour l'époque une modernité d'avant garde - caricature de Wolfang Lazius, bibliothécaire et historiographe de Maximilien II

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Il a réalisé son autoportrait en se peignant "en papier" en 1587 (il avait 62 ans) époque à laquelle il est retourné dans sa ville natale où il continua à travailler pour Rodolphe II. En 1592 il fut élevé au rang de comte palatin.
Arcimboldo meurt en 1593 et fut inhumé dans l'église San Pietro alla Vigna.

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Son oeuvre tombe peu à peu dans l'oubli, il n'est redécouvert que trois siècles plus tard par les surréalistes qui verront en l'artiste maniériste, l'égérie de leurs créations oniriques.

27.09.2007

Cyrano de Bergerac

J'habite ERMONT dans le Val d'Oise, ville limitrophe de SANNOIS où décéda Cyrano de Bergerac et hier j'ai assisté à une conférence de Monsieur BARGY sur "L'histoire vraie de Cyrano de Bergerac - illustre inconnu, découvrez le modèle de Rostand"

Je suis allée sur le site qu'il a créé avec son association "le vrai cyrano de bergerac" je vais vous en parler un peu car j'ai beaucoup apprécié :

Tout le monde connaît aujourd'hui le nom de Cyrano de Bergerac... mais qui se souvient, que son prénom était Savinien et qu'il vécut, réellement, au début du XVIIème Siècle ? 

Ce jeune homme étonnant et détonnant, auteur à succès, serait certainement flatté de son actuelle célébrité... mais surpris de constater qu'il la tient d'un personnage d'Edmond Rostand qui porte son nom !

Cyrano de Bergerac marqua pourtant son époque de bien des manières... Vif, talentueux, intrépide, amoureux de sa liberté, il aimait aussi les oiseaux, les sciences, la politique, les livres, et bien souvent, son prochain... mais pas toujours !

Au seuil de sa mort, à 36 ans, il regrettait d'avoir perdu trop de temps. Mais au vu de ce qu'il nous laisse, il n'a sûrement pas tout perdu...!

Il mérite votre curiosité. Alors, suivez-moi... faîtes un petit voyage à Paris, au temps des mousquetaires, de Mazarin, du jeune Molière et de Descartes
Savinien Cyrano eut une vie courte, il naquit à PARIS le 6 mars 1619 et décéda à SANNOIS le 26 juillet 1655, mais de celles dont on forge des légendes. Il n'en espérait d'ailleurs sûrement pas tant. Chacun d'entre nous connaît quelques-uns des faits qu'on lui prête. Certains sont authentiques, d'autres moins, voire pas du tout...

Tant pis, il faut bien vous l'avouer : jamais une dame Roxane ne lui chavira le coeur. Mais il est vrai qu'il combattit au côté du baron de Neuvillette, qui, d'ailleurs, ne s'appelait pas Christian, mais Christophe. C'est vrai aussi que ce dernier fut tué durant cette bataille à Arras, mais vous ignoriez surement que c'est là également que Cyrano, qui n'avait encore que 20 ans reçut un coup d'épée à la gorge qui marqua la fin de sa carrière militaire.

L'épouse du baron de Neuvillette, Madeleine Robineau, alias Madeleine Robin, alias Roxane, chez Rostand, était bien la cousine de Cyrano. Durant un temps à Paris elle fut réputée pour ses moeurs légères, mais devint parait-il, si dévote au décès de son mari, qu'elle n'eut de cesse, dit-on, de « convertir » Savinien et de le faire renoncer à son état de libertin.

Libertin... En effet, Cyrano faisait partie de ces intellectuels érudits que l'on désignait à l'époque par ce mot : « libertin ». Ne croyez pas pour autant que ceux-ci avaient forcément un mode de vie dépravé. Depuis le latin « libertinus », qui désignait l'esclave affranchi, jusqu'au sens actuel de « libertin », ce mot a changé de signification plusieurs fois... Il ne fut en fait associé à la luxure qu'au XVIII ème siècle. Au temps de Cyrano, ce mot désignait plutôt : « esprit fort, rebelle ». Aujourd'hui on dirait « libre-penseur » ou « anti-pensée unique ».
Il écrivit 59 lettres dont 47 furent publiées (sous forme de pamphlets), une pièce de théâtre "Le pédant joué" (de laquelle Molière a tiré 2 scènes qu'il a inséré dans "les fourberies de Scapin"), une tragédie "la mort d'Agrippine", un roman "Estat et Empire de la Lune" qui fut publié à titre posthume et "Estat et Empire du Soleil" qui n'a pas été achevé, son décès étant survenu, mais dont on a retrouvé le manuscrit et "l'Etincelle" manuscrit qu'on n'a pas retrouvé mais dont on a retrouvé la trace dans des écrits.
Son nom était Savinien CYRANO mais ses parents ayant acheté des terres dans le fief de Bergerac en vallée de Chevreuse, ils ont accolé le nom de leur terre à leur nom de famille.
Son oncle Samuel CYRANO était propriétaire d'une maison à la campagne, à Sannois, où Cyrano aimait venir se reposé et son cousin Pierre en a hérité et trois jours avant sa mort il se fit conduire à Sannois où il décéda ; il est enterré dans l'église de cette ville.
Il avait en effet un nez très fort et il était assez laid et Rostand s'en ait emparé pour sa pièce.
Je vous invite donc a aller sur le site "le vrai Cyrano" vous apprendrez beaucoup de choses.
Retrouvez sur le site www.levraicyrano.com crée par Monsieur BARGY et très agréable à consulter l'histoire complète de Cyrano de BERGERAC

 

26.06.2007

Parc André Citroën

Aujourd'hui, mardi 25 juin, malgré un temps frisquet et pluvieux, nous allons visiter le Parc André Citoën et ses alentours.

Petite anecdote : nous avons rendez-vous à la sortie du RER C - station "Javel" ; en fait, en 1777 dans le village de Javel il y avait une usine qui traitait l'hypochlorite et le chlorure de sodium c'est pour cela qu'on l'a nommé "l'eau de javel". Par la suite le village est devenu un quartier de Paris mais a gardé ses industries en 1915 c'est une usine d'armement puis ensuite c'est devenu une usine automobile.

C'est le Président Georges Pompidou qui a décidé de faire rénover ce quartier du 15ème arrondissement lorsque les Usines Citroën ont été délocalisées étant devenues trop petites et vieillotes. Sur les 32 ha qu'elles recouvraient 14 ha ont été aménagés en parc et le reste est devenu la ZAC Citroën-Cévennes.

Monsieur Mitterand aurait voulu en 1989 faire une exposition universelle sur ce site mais le Maire de Paris, Monsieur Chirac, s'y est opposé.

L'ouverture a eu lieu en 1988 pour une partie et il a été inauguré officiellement en 1992 par Jacques Chirac

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Les immeubles d'habitations de standing comme les immeubles de bureaux sont de style post-moderne et co-habitent avec des immeubles art-déco de 1930.

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L'ancien siège de CANAL + est maintenant le Ministère de la Justice
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Le parc comprend de nombreux jardins soient architecturés et architecturaux comme ici pour rappeler les jardins à la française
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soit ils rappellent l'esprit des jardins à l'anglaise
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soit ils sont thématiques : voici le jardin bleu (j'ai bien sur pensé à notre amie Framboisine ça ferait une belle photo pour son fatras en bleu)
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là c'est le jardin doré (dommage, les roses jaunes étaient fanées)
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ici un jardin d'inspiration zen mais l'eau ne coule pas
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les magniolias sont plantés à la façon de colonnes péristyles
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Puis on arrive sur une vaste pelouse (où l'été les visiteurs prennent le soleil)
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si on se retourne on découvre une des serres tropicales et les jeux d'eau qui changent toutes les 40 secondes
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l'été (enfin, quand il fait chaud...) bien sur les enfants aiment courir entre les jets pour se rafraichirent
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voici le jardin noir
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je n'avais jamais vu de roses trémières noires
A la sortie du Parc il y a l'hôpital européen Georges Pompidou
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En 1979 l'AP-HP décide de créer un vaste hôpital en supprimant 4 hôpitaux : Boucicaut, Broussais, Saint-Lazare et Laënnec
c'est en 1993 que la première pierre est posée et en 1995 que commencent les travaux. En juillet 2000 il a ouvert et le 21 décembre 2000 qu'il a été inauguré mais dès janvier 2001 il y a eu le gros problème de la légionellose.
Nous avons terminé notre promenade sur l'esplanade du siège de France télévisions qui ne dépare pas dans le quartier. Il est en forme de triangle de 3500 m2 en bordure de Seine malheureusement je n'avais plus de batterie à mon appareil vous serez donc privés de photos ...
Maintenant je pars en vacances pour une semaine en Moselle, chez des amis très chers, je vous dis donc à bientôt.

12.06.2007

Le Marais Nord

Décidément cette semaine de juin a été prolifique en promenade-conférence : aujourd'hui c'est le quartier du Temple que nous partons explorer.

Notre visite démarre à la Mairie du IIIème arrondissement, devant le square du Temple.

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Ce quartier a toujours été très populaire et bien qu'il soit beaucoup rénové, il n'est pas "branché" comme le Marais de la Place des Vosges bien que le prix du mètre carré ait flambé aussi.
Dès le XIIème siècle les Templiers ont obtenu la propriété de 7 ha de terrain sur lesquels ils ont construit leur siège en Europe, ceints d'une muraille et à l'intérieur de laquelle s'élevait une tour carrée de 15 mètres de côté et
haute de 50 mètres.
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(maquette)

En 1307 le Roi Philippe Le Bel ordonne l'arrestation des templiers qui seront remplacés par l'ordre de Saint Jean de Jérusalem (qui deviendra l'Ordre de Malte). A l'intérieur de l'enceinte se construisent des boutiques d'artisans bijoutiers principalement car cette propriété est construite hors les murs de Paris et donc exonérée d'impôts.
En 1667 la muraille est abattue et les jardins remis en état. A la révolution la propriété deviendra propriété nationale
En 1792 et jusqu'en 1808 la tour sera une prison d'état ; le 13 août 1792 la famille royale y est conduite.
Le 21 janvier 1793 le Roi Louis XVI est conduit à l'échaffaud, la Reine Marie-Antoinette sera transférée à la conciergerie ainsi que Madame Elisabeth, soeur du Roi, et c'est au Temple que Louis XVII mourra certainement. En 1809 Napoléon fera démolir la tour.
Louis XVIII fera don de la propriété à la Princesse de Condé qui y installera les Soeurs Bénédictines du Saint Sacrement. Puis ce sera une caserne et ensuite un établissement de bains. Sous le second Empire tout sera rasé et la mairie actuelle sera construite et le square ré-aménagé.
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Le carreau du Temple
Au Moyen Age le Carreau du Temple désigne le marché de plein air où les marchands déballent leur friperie.
En 1788 la rotonde du Temple est construite mais ce bâtiment est bientôt trop exigu et l'architecte Molinos est chargé dériger de nouveaux bâtiments. 4 pavillons en bois sont édifiés en 1809 : le Palais Royal pour la dentelle et les soieries, le Pavillon de Flore pour la literie et les cotonnades, le Pou Volant pour la friperie et enfin la Forêt Noire pour les vieux cuirs. On peut trouver son bonheur pour peu cher et toute une population pittoresque y évolue.
Jugés insalubres, les pavillons et la Rotonde seront détuits sous le second empire. En 1863, sous l'impulsion du Baron Haussmann des édifices en fer, fonte et verre remplacent ceux en bois, sur 23.000 m2 l'ensemble comprend 6 pavillons où se cotoient 2400 boutiques mais ce nouvel édifice ne trouve pas son public, la clientèle ne retrouve pas son vieux carreau ; mais grace à la Bourse des pieds humides et de la défroque, le Carreau retrouve sa vocation.
En 1904 la première foire de Paris a lieu dans l'édifice mais 4 des 6 pavillons sont détruits ; en 1981 une partie des pavillons restant sont restaurés et classés momuments historiques.
Aujourd'hui des marchands déposent principalement des vêtements en cuir "jusqu'à la cloche de midi" et le dimanche toute la journée
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Derrière les grilles ont aperçoit les pavillons qui ont été restaurés et classés Monuments historiques
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C'est dans cet immeuble qui dépend du Ministère des Finances que sont poinçonnés tous les objets en or
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admirez la superbe porte en fer forgé représentant des feuilles de laurier
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Et son fronton tout sculpté
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Quand on se promène dans Paris il faut souvent avoir le nez en l'air pour admirer les sculptures ici il y a un cadran
solaire en haut l'aurore et en bas, caché par les arbres, le crépuscule
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Un autre très bel immeuble au fronton tout sculpté.